Entre premiers flirts, amitié et trahisons vivez l'aventure en tant que lycéen du Degrassi High School
 
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 Une journée de plus à l'Hôpital

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Catherine
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MessageSujet: Une journée de plus à l'Hôpital   Sam 10 Nov - 1:27

Depuis l'incendie de la maison de la seule personne pour qui son coeur battait la chamade - et où accessoirement elle avait rongé les trois quarts de ses ongles - Catherine s'était découverte une nouvelle activité, en plus de ses nombreuses prières et de ses devoirs. Certes, elle s'en serait bien passée mais malheureusement, Dieu nous impose parfois des épreuves pour nous tester et nous faire évoluer, et Wheels à la vie autrefois parfaite n'y avait pas échappé. Voilà pourquoi la jeune fille passait une grande majeure partie de ses journées à l'Hôpital, à veiller sur Wheels. Il n'avait parlé à personne - excepté à elle - de ce qui lui arrivait, et Catherine respectait sa décision. Elle se comptait donc d'être là pour lui et de lui apporter tout le soutien dont elle était capable, même si au fond elle le savait dérisoire. Elle priait tous les soirs pour le salut de celui qu'elle n'avait jamais cessé d'aimer et esperait qu'en y mettant toute son âme, la situation s'améliore. Durant un mois, Catherine s'était également rapproché d'Andreas, même si leurs promesses respectives n'avaient pas été si respectées que ça: elle était toujours aussi folle de Wheels et lui de Rebecca. Mais alors qu'avant elle se trouvait honteuse et immature, elle avait maintenant l'impression que ses sentiments s'étaient développés. Catherine ne trouvait pas simplement Wheels magnifique, elle le trouvait dorénavant attachant. Et elle le savait doter d'un côté sensible qu'il avait poutant refouler des années durant. Enfin, pour la première fois de sa vie, elle avait l'impression qu'il avait autant besoin d'elle qu'elle avait besoin de lui, et c'était une sensation rassurante. Et grisante. Catherine avait l'impression d'avoir enfin trouvé un sens à sa vie. Elle arrêta cependant ses délires mélodramatiques - même si la situation s'y prêtait - et afficha un air moins triste et un sourire placide en pénétrant dans la chambre de Wheels, vêtue de la magnifique blouse stérile et de tout l'accoutrement qui allait avec. Après avoir une fois encore observé la pâle mine de son Wheels et ses cheveux rasés qui ne lui allait franchement pas si mal que ça, Catherine tira une chaise qu'elle approcha près de lui et serra spontanément sa main dans la sienne. Lorsqu'elle se trouvait à ses côtés, plus rien n'avait d'importance: ni sa mère alcoolique qu'elle ne pouvait plus aider, ni la montagne de devoirs qui l'attendait chez elle, ni le reste. Wheels avait besoin de soutien, et elle, elle avait besoin de lui. Elle avait besoin qu'il se batte. Après tout, Dereck Wheels finissait toujours par avoir ce qu'il désirait, non ? Alors pourquoi ça ne marcherait pas cette fois encore ? Catherine resta quelques minutes à le regarder simplement profitant que Wheels soit endormi pour remarquer à quel point ses traits avaient l'air paisible quand il était assoupi. Elle exerça ensuite délicatement une pression sur sa main, parce que l'envie de lui parler était plus forte que celle de l'observer dormir.
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Wheels
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MessageSujet: Re: Une journée de plus à l'Hôpital   Mer 14 Nov - 4:32

Cancer. Wheels pensait que c'était le genre de maladie réservait aux vieux, aux femmes de quarante ans à problèmes ou aux skatteurs. Pas aux gens sains et sexy comme lui. Pourtant le résultat était sans appel. Très vite, il avait dû prévenir sa famille mais quand le tour de ses amis étaient venus, il était resté muet incapable de leur avouer que lui, Wheels pouvait être faible comme eux. Il avait passé tellement de temps à se contruire une image de surhomme que rien n'arrête, que de la briser en rendant sa maladie publique lui était impossible. La seule qu'il avait mise dans la confidence était Catherine. Il ne savait pas parce qu'il était certain qu'elle l'aimerait même avec un seul testicule et une tête diforme mais il avait réussi à se confier. Il était vrai que Catherine avait aussi été présente quelques minutes après la grande nouvelle et qu'il n'avait même pas eu le temps de rassembler ses esprits pour lui mentir tellement la nouvelle était terrible pour lui. Un cancer. Il n'avait même encore commencé sa vie qu'il allait la terminer. Wheels avait d'abord décidé de nier son état. Il se sentait bien et avant ce malaise il n'avait eu aucun problème de santé. Il était allé consulter ailleurs mais les autres médecins avaient confirmé le diagnostic. Wheels avait dû y faire face. Il était malade. Tous ses rêves de basket et de vie de rêve s'effondraient. Wheels avait pensé à en finir mais il s'était toujours battu pour tout. Ca n'était qu'une épreuve supplémentaire. Il pouvait la surmonter. Mais combattre la maladie n'était pas aussi facile que de remporter un match ou que de séduire une fille. Il l'avait très vite compris. Les séquelles physiques qu'il avait le lui rappelait durement chaque jour. Nauséaux, il réussit à ouvrir doucement les yeux en sentant la pression de Catherine sur sa main. Elle avait toujours la même façon de le réveiller quand elle avait quelque chose à lui dire. Il trouvait ça adorable.


- T'es encore là toi ? Je vais finir par croire que me voir dans cet état t'enchante.


Wheels tenta de se redresser pour retrouver un peu de prestige de l'ancien grand Dereck Wheels mais une douleur lancinante l'attaqua par surprise dans le dos et le fit grimacer. Finalement rester allongé était peut-être la meilleure solution. Etre dans un état de fatigue permanent et être si faible que parfois il avait dû mal à aller pisser seul étaient sûrement les symptômes les plus durs de la maladie. S'il pouvait se faire au fait d'être plus chauve qu'Andreas et de perdre de sa musculature d'athlète, devenir un poids et un boulet était quelque chose d'insupportable. Dépendre de quelqu'un était à l'opposé de ce qu'il était. C'était renier son essence propre et ça l'affectait beaucoup plus que les séances éprouvantes de chimiothérapie dont il ressortait au mieux grogi au pire délirant pendant des nuits, vomissant ses trippes sans discontinuer en tenant la main à une Catherine qui assistait à sa déchéance. Elle était la seule personne qu'il supportait d'avoir près de lui. Les larmes de crocrodiles de sa mère, lui donnait envie d'augmenter sa dose de morphine quant aux autres... Il n'arrivait même à le dire à Ian alors annoncer à ses conquêtes et ennemis que le grand sérial fuckeur Dereck Wheels était une loque humaine. C'était dans ces moments là que Dereck regrettait d'avoir écouter Catherine en décidant de se battre. Il aurait préféré mourir d'une belle mort, comme un prince pluôt que de dépérir comme ça pour grapiller quelques mois de vie supplémentaire. Son regard sur lui et ses larmes l'avaient ému au point qu'il avait accepté de se battre et de vivre un peu plus pour elle. Mais il savait que son sort était déjà jeté. La mine grave des médecins et celle abbatu de son père qui avait daigné jouer son rôle quelques heures en lui rendant visite, confirmait ce qu'il pensait. Il était mourant. Les séances de chimio avaient beau se multiplier son état ne s'améliorait pas. Pire il s'aggravait et chaque jour il devenait plus que l'ombre de lui-même. Il était temps d'arrêter le carnage et de mourir en récupérant un peu de sa fierté. Soit un oeu de lui même. Il garda la main de Catherine dans la sienne parce qu'il s'était habitué à ce contact rassurant pendant ces semaines difficiles avant d'embrasser doucement l'intérieur de sa paume. Même sa sexualité perdait en intensité. Toute les fois où il avait pensé à faire l'amour à Mead, c'était de façon romantique et il s'imaginait surtout après allongé près d'elle, nu sous les couvertures en train de la regarder tendrement dans les yeux. Plus clichés tu meurs. Lors des chimios, il se demandait souvent si les rayons n'altéraient pas son cerveau et le rendait niais comme Manu Davis.
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Catherine
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MessageSujet: Re: Une journée de plus à l'Hôpital   Jeu 15 Nov - 17:12

Catherine regardait le visage assoupi de Wheels, tout en repensant à toutes ces choses horribles qu'Oliver avait dit sur son compte, et qu'ils avaient approuvés, elle et tout son club. Comme ils avaient eu torts ! Elle même avait toujours été quelque peu méfiante vis à vis de Wheels. Aussi loin qu'elle se souvienne, elle l'avait toujours aimé et appris à le rejeter en même temps, pour satisfaire son Dieu, son club et surtout son amour-propre, parce qu'elle était au courant de la façon dont il fonctionnait. Pourtant, aujourd'hui, elle n'avait plus aucun doute ni sur ses sentiments, ni sur la nature profonde de celui qu'elle aimait. Il paraît que c'est dans l'adversité que l'on peut réellement connaître les gens et ce n'était pas faux. Catherine avait découvert un Wheels certes affaibli et souffrant, mais pour elle, il ne perdait rien de son prestige. Au contraire, il en gagnait encore: il se battait contre ce qui l'attaquait de l'intérieur. Et pour cela, il fallait un courage monstre. A sa place, elle ne savait même pas si elle en aurait été capable. D'ailleurs, sa religion lui avait appris à ne pas craindre la mort, alors elle se serait peut être simplement aller. Sa propre mort est toujours plus facile à accepter que celle des autres, c'est bien sûr pour celui qui reste que le deuil est dur. Rien que pour cela, Catherine aurait été capable de porter le fardeau de Wheels à sa place, si encore cela aurait été possible, tant elle ne voulait pas risquer de le perdre. Elle n'avait jamais été très optimiste, mais elle avait tellement confiance en Wheels qu'elle était persuadée qu'il s'en sortirait. Rien ni personne ne pouvait l'arrêter et un cancer n'était pas immuable. Après de multiples efforts, elle était sûre d'entendre le mot 'rémission' puis peut être celui de 'guérison', qui sait ? C'était dingue à quel point une fille aussi rationnelle qu'elle pouvait se laisser aller à penser de telles choses, mais elle n'y pouvait rien, elle avait besoin de se raccrocher à un espoir, et Cath savait pertinemment que même si Wheels se battait et suivait ses traitements, il ne devait pas y croire réellement. Elle devait donc y croire pour deux. Elle sourit en le voyant ouvrir les yeux et décida d'ignorer sa remarque en levant les yeux au ciel, avant de se rapprocher un peu de lui et de lui caresser tendrement la joue.

- Ne dis pas de bêtises. Je suis encore là parce que je veux être à tes côtés quand un médecin t'annoncera une amélioration. Ca viendra Wheels, j'en suis persuadée.

Catherine afficha un début de sourire doux, et ne se formalisa pas lorsque Wheels grimaça. Elle savait qu'il ne voulait pas de la pitié des autres - même si en fait ce n'était pas de la pitié mais de la compassion - et que se voir dépérir de la sorte le tuait à petit feu. Elle aurait aimé l'aider mais il aurait sûrement été blessé dans la fierté qu'il lui restait. Voilà pourquoi elle le laissait se débrouiller seul, sauf quand il le lui demandait lui même. Cath ne voulait en aucun cas l'infantiliser, elle l'admirait bien trop pour ça. Gardant sa main dans la sienne tandis qu'elle lui caressait la paume du pouce, elle décida de prendre son courage à deux mains et de lui parler de quelque chose qui la contrariait depuis le debut. Pour elle, Dereck Wheels n'était pas un garçon amen à supporter la solitude, il aimait être entouré. Et elle était persuadée qu'il devait parler de son état à quelques amis. Bien sûr, elle se doutait que se montrer comme ça devant des gens tels qu'Adriana et Ian allait être très éprouvant et qu'il refuserait tout net. Mais il avait besoin de soutien. Comme celui de Manny par exemple. Malgré tout le mal qu'elle pensait de cette fille aux moeurs légères qui avait eu la vicieuse idée d'épouser Collin dans le but de le pervertir puis de lui briser le coeur, Catherine savait qu'elle n'était pas méchante et que Wheels consentirait peut être à la revoir, et à - petit à petit - accepter de se réouvrir aux autres.

- Tu sais commença-t-elle timidement, Je ne pense pas que te couper du monde comme ça est une bonne idée. Je sais que c'est dur, mais d'autres présences te feraient du bien, tu ne crois pas ?
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Wheels
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MessageSujet: Re: Une journée de plus à l'Hôpital   Sam 24 Nov - 23:08

Wheels se mit à sourire doucement en sentant la main douce et chaude de Catherine sur sa joue. Il ferma les yeux quelques secondes pour en apprécier plus le contact avant d'ouvrir les yeux, de tendre les bras de les enrouler autour de Catherine pour l'attirer sur le lit et l'allonger près de lui. Même si sa libido était en sacré baisse il aimait sentir le corps de Catherine. Ca faisait terriblement vieux couple mais c'était le seul acte encore charnel qu'il pouvait faire sans avoir envie de vomir ou sentir son corps tout en entier le lâcher. Wheels passa un bras autour de l'épaule de Catherine, une fois allongée il l'embrassa sur la joue avant de secouer la tête amusé en l'entendant. C'était comme le come back de Travolta tout le monde l'attendait et en parlait depuis des années mais il fallait être honnête jamais ce gay non assumé ne retrouverait son succès des années Grease, la fièvre du samedi soir ou encore Pulp Fiction. La rémission était quelque chose de rare. Si par miracle, Wheels s'en sortait il devrait faire attention toute sa vie et resterait quelqu'un d'affecté par ses épreuves. Cette seule pensée lui donnait envie de chialer comme un gamin. Mais il n'avait pas envie de se montrer lâche et faible devant Catherine en se mettant à se plaindre et à gémir.

- Tout comme tu es persuadée que Dieu a envoyé son fils mourir sur la croix pour expier nos pêchés. Je suis assez sceptique.

En entendant la suggestion de Catherine, Wheels sentit ses poings se serrer. Si Catherine révelait quoique ce soit il pourrait la tuer. Se montrer faible à ses yeux étaient déjà difficilement supportable alors aux yeux des autres. Pourtant il savait qu'un jour où l'autre quelqu'un du monde extérieur finirait par découvrir son état. Wheels espérait que ce soit le plus tard possible. Il détestait la vue des ballons et des fleurs et c'était souvent ce qu'on offrait aux mourrants. Comme son état se dégradait un peu plus chaque jour malgré une légère amélioration tous les trois jours pour se moquer de la croyance de Catherine et lui redonner espoir avant de la redécevoir, il risquait de devoir habiter cet endroit encore longtemps. Voir des messages de bons rétablissements et des défilés de faux amis même si Manny et Ian lui manquaient, lui donnerait la nausée et le ferait mourir plus vite. Wheels, décida de tourner en dérision l'idée de Catherine parce qu'aujourd'hui il venait de prendre son traitement et qu'il était trop faible pour lui dire d'aller se faire voir mais surtout l'envie lui en manquait. Il avait fini par l'apprécier. Réellement.

- Du genre toutes les filles avec lesquelles j'ai couché ? Je suis pas certain qu'un hôpital soit un lieu idéal pour les retrouver. J'ai besoin de personne et je ne suis pas seul au fond je t'ai toi. C'est peut-être pas le top mais tu fais une infirmière tout à fait agréable à matter.

Wheels avec son sourire en coin, tendit la main en direction de Catherine pour qu'elle la mette dans la sienne. Il avait besoi d'un contact avec sa peau douce et aussi de s'assurer encore une fois de son soutien même si évidement il ne le formulerait jamais à voix haute. Tout était implicite entre eux c'était ce qui rendait leur relation si jolie et Wheels commençait doucement à s'en rendre compte. Ce n'était pour autant qu'il avait l'intention de se transformer en agneau et de conquérir la belle Catherine pour devenir son deuxième petit ami après Tyler et être le second aussi de ses copains à mourir dans de pitoyables circonstances sans avoir réussi à la déflorer.
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